PEKIN (Reuters) - En propulsant son premier satellite d'exploration lunaire la semaine prochaine, Pékin va franchir un nouveau pas en direction de son objectif, envoyer un Chinois sur la Lune dans les quinze années à venir, rapporte mercredi le quotidien China Daily
Chang-e 1, un satellite doté de spectromètres à rayons-X et de caméras, pourra établir une cartographie en trois dimensions de la surface de la Lune et d'analyser la poussière de l'astre, précise l'agence de presse Chine nouvelle.
Les prochaines étapes consisteront à envoyer un véhicule lunaire, puis un homme.
"Nous avons pris des centaines de mesures préventives pour nous assurer que ce lancement soit un succès", a déclaré Zhang Qingwein, ministre responsable de la Commission des sciences, de la technologie, et de l'industrie pour la défense nationale.
Il a précisé que la sonde, dont le lancement est programmé pour mercredi prochain, avait déjà été installée sur son pas de tir, à Xichang, dans la province de Sichuan (Sud-Ouest).
"Bien que les risques soient élevés, nous sommes confiants quant au succès de cette opération", a-t-il dit.
Le programme spatial chinois est un vieux rêve. Mao Zedong, en son temps, se lamentait paraît-il, que son peuple ne soit même pas capable d'envoyer une pomme de terre dans l'espace.
En 2003, l'empire du milieu est devenu la troisième nation à envoyer un homme dans l'espace par ses propres moyens, après l'URSS, et les Etats-Unis.
Le programme spatial chinois est toutefois surveillé de très près par la communauté internationale, qui craint une reprise de la course aux armements, en particulier avec les Etats-Unis.



