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Espace : Toulouse, futur siège de la concession Galileo, vabénéficier d'une attractivité
Posté par epsylon le 6/12/2005 8:45:38 (161 lectures)
Espace

Le choix de Toulouse comme siège du concessionnaire de Galileo, programme européen de navigation par satellite destiné à concurrencer le système américain GPS, devrait renforcer son attractivité économique et son rôle dans l'industrie spatiale.

Après plusieurs mois de blocage depuis l'été dernier où l'offre commune des consortiums iNavSat et Eurely avait été retenue par Galileo Joint Undertaking (GJU), les industriels candidats à la concession Galileo se sont mis d'accord lundi à Bruxelles pour l'installation à Toulouse du siège du concessionnaire.

La décision, saluée par Dominique de Villepin en soulignant le rôle tenu par Dominique Perben et Philippe Douste-Blazy, a également été accueilie avec satisfaction par les élus locaux (région Midi-Pyrénées, Grand Toulouse, mairie) qui avaient soutenu haut et fort la candidature de Toulouse.

"Dans les années à venir, c'est l'ensemble de l'économie toulousaine qui bénéficiera de l'implantation de ce siège où seront créés dans un premier temps 150 emplois", a précisé le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc, parlant de "perspectives enthousiasmantes" pour la ville. Un terrain est déjà prévu à Montaudran, au sud de la ville, pour l'y implanter au sein d'un "Aerospace Campus".

De ce fait, Toulouse, déjà désignée comme pôle de compétitivité "Aéronautique, Espace, Systèmes embarqués" et favorisée par la présence de nombreuses entreprises liées au spatial (Alcatel Alenia Space, Thalès et EADS Astrium...), pourrait bénéficier de 10 à 15.000 nouveaux emplois directs et indirects.

"Les retombées économiques, très importantes, concernent aussi bien les emplois directs du siège, que ceux liés aux applications industrielles futures du programme", se félicite M. De Villepin dans son communiqué. Dans toute l'Europe, Galileo pourrait engendrer 150.000 emplois au total.

"La décision était difficile à prendre entre les industriels, car ils devaient se répartir les activités en fonction de leurs investissements. Mais ce n'est pas tant l'implantation du centre technique en lui-même qui est importante, c'est l'attractivité qu'elle offre à Toulouse, si des entreprises s'y installent pour développer des applications", a commenté Pierre Moskwa, directeur du Centre spatial de Toulouse (CNES) qui souhaiterait accueillir le centre d'évaluation en vol des performances (CEPG Galileo), après avoir "contribué à l'amélioration de la qualité du signal".

Le système de navigation Galileo, qui se veut plus précis que le GPS, s'appuie sur une constellation de 30 satellites européens, qui devrait être opérationnelle d'ici 2010. Un premier satellite de test doit d'ailleurs être lancé le 26 décembre prochain et un autre début février.

Selon EADS Astrium, le coût de la construction de Galileo a été estimé à près de 3,3 milliards d'euros. Le fonctionnement du système coûtera environ 220 millions d'euros par an, y compris le remplacement des satellites. Les applications sont prévues dans les domaines de la navigation personnelle, le transport et la logistique, la finance, et l'agriculture et la pêche. AP

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