PARIS (AFP) - La seconde expérience d'alitement pendant deux mois de 12 femmes européennes à Toulouse pour simuler "l'impesanteur des voyages spatiaux" est arrivée à sa fin, a annoncé mercredi l'Agence spatiale européenne (Esa) dans un communiqué.
Les femmes, venant de France, de Grande-Bretagne, de Finlande et de Suisse sont restées alitées 60 jours à l'hôpital de Rangueil dans des lits inclinés à 6 degrés, la tête plus bas que les pieds.
Un autre groupe de 12 femmes avait effectué la même expérience au printemps dernier dans le cadre de l'étude Wise (Women International Space Simulation for Exploration).
Cette étude réalisée par la Clinique spatiale de l'Institut français de médecine et de physiologie spatiale (Medes) vise à tester les moyens de lutter contre les effets de l'impesanteur sur l'organisme des astronautes féminines, tels que la perte de muscles, de masse osseuse ou de fluides.
Les femmes étaient ainsi divisées en trois groupes, dont un dit de "contrôle", un autre soumis à des exercices physiques et un troisième qui bénéficiait d'un régime renforcé en protéines.
L'étude Wise est menée pour le compte des agences spatiales européenne (Esa), française (Centre national d'études spatiales - Cnes), américaine (Nasa) et canadienne.



