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Astronomie : L'astronomie "virtuelle" permet aux amateurs de chercher de nouvelles planètes
Posté par epsylon le 18/1/2007 12:17:57 (163 lectures)
Astronomie

Pour découvrir une nouvelle planète, nul besoin de télescope, il suffit de se connecter à Internet: depuis la fin des années 1990, l'astronomie "virtuelle" est en plein essor, permettant à des amateurs de traquer de nouveaux astres ou de participer à d'autres recherches scientifiques.



Passionné d'astronomie, William Bianco fait partie d'une communauté d'internautes en expansion qui passe au crible des montagnes de données collectées par des astronomes professionnels pour chercher de nouvelles planètes.

Jamais auparavant les amateurs n'ont eu un accès aussi large à des informations autrefois réservées aux scientifiques travaillant avec de très gros télescopes. Leur aide est de plus en plus sollicitée par les professionnels pour l'analyse d'images et de données. "Nous sommes à l'âge d'or de l'astronomie", estime M. Bianco, professeur de science politique à l'université d'Indiana.

Grâce à Internet, des novices deviennent de véritables assistants de recherche. Le projet SETI@home fut un des pionniers du mouvement, distribuant des logiciels et créant un super-ordinateur virtuel avec des PC de particuliers connectés à Internet pour chercher une éventuelle communication radio extraterrestre.

Si le programme SETI fonctionne sans intervention humaine, ce n'est pas le cas d'initiatives plus récentes. M. Bianco a rejoint le projet Systemic qui revendique 750 chasseurs de planète amateurs. Les participants téléchargent un logiciel et fouillent dans des données qui mesurent les infimes oscillations gravitationnelles d'une étoile afin de détecter d'éventuelles exoplanètes. Les astronomes ont déjà détecté plus de 200 de ces planètes, situées hors du système solaire, en utilisant des méthodes traditionnelles.

Les membres du projet Systemic tentent également de décoder des simulations de systèmes planétaires inventées par les responsables du programme, ce qui pourrait aider les scientifiques à mieux comprendre les planètes extrasolaires.

Jusqu'ici les internautes ont identifié des centaines d'exoplanètes potentielles, mais seulement cinq pourraient exister réellement, souligne Greg Laughlin, chef du programme Systemic et astronome à l'université de Californie. "Ce n'est pas un jeu inutile", ajoute-t-il.

Si Systemic fournit des outils de recherche, il n'assure pas la promotion des découvertes: les amateurs qui veulent accéder à la notoriété en faisant connaître leurs travaux doivent chercher un autre média, comme une revue scientifique.

Internet a brouillé la frontière entre professionnels et amateurs, selon Terry Mann, présidente de la Ligue d'astronomie, composée de quelque 240 clubs amateurs américains. L'an dernier, Mme Mann s'est portée volontaire pour analyser des images en ligne des premiers grains de poussières cométaires et interstellaires ramenés sur terre par la sonde Stardust, de la NASA.

Un travail minutieux. Mme Mann et 25.000 autres bénévoles ont observé des centaines de milliers d'images numériques à la recherche de minuscules traces indiquant la présence de poussières célestes. Mme Mann a recensé 40 cas possibles de poussières sur les images.

Les amateurs méritants peuvent voir leur nom publié dans des articles scientifiques écrits par les chercheurs de l'université de Californie, qui gère le programme Stardust@home. "Les amateurs peuvent faire de la vraie science et apporter une aide réelle", affirme Mme Mann.

Depuis 2001, la Fondation nationale américaine de la science finance un projet de 10 millions de dollars (7,8 millions d'euros) visant à créer une "observatoire national virtuel", qui compile des données de télescopes basés au sol et dans l'espace, dont Hubble.

En cours de développement, le site est utilisé essentiellement par les astronomes professionnels, mais les étudiants s'y intéressent de plus en plus, selon le responsable du programme Robert Hanisch. AP

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