TOKYO (AFP) - Arianespace va proposer à une partie de ses clients le choix entre son lanceur Ariane 5 et la fusée japonaise H-2A pour le placement en orbite de satellites de moyen gabarit, afin d'absorber "certains pics de commandes", a annoncé mardi le PDG d'Arianespace, Jean-Yves Le Gall.
Nous avons signé ce jour avec Mitsubishi Heavy Industries (MHI) un accord pour commercialiser conjointement des services de lancement sur Ariane 5 et la H-2A de MHI", a expliqué M. Le Gall au cours d'une conférence de presse à Tokyo.
"C'est un accord gagnant-gagnant qui va nous permettre de renforcer notre offre de services, en proposant aux clients pour lesquels cela est techniquement possible d'utiliser le lanceur japonais, en particulier quand on n'a pas de solution avec Ariane", a-t-il précisé à l'AFP.
"Il s'agit d'une option commerciale supplémentaire pour garantir aux clients le respect du calendrier", a-t-il ajouté.
"C'est de toutes façons le client qui décidera du choix de la fusée", a souligné M. Le Gall, ajoutant que le nombre de contrats concernés serait de l'ordre d'"un satellite tous les deux ans, compte-tenu des capacités de la H2A", techniquement inférieures à celles d'Ariane 5.
Arianespace avait déjà conclu dans le passé un partenariat avec les Japonais permettant à la H-2A d'être employée comme lanceur de secours en cas de problème avec Ariane.
Ce nouvel accord, "dont les détails seront ajustés dans les prochaines semaines", selon M. Le Gall, a pour but de permettre à Arianespace d'honorer un carnet de commandes archi-plein, avec 41 satellites à lancer dans les prochaines années.
Depuis le 1er avril, MHI gère la production, la commercialisation et l'exploitation du lanceur H2A, laquelle était auparavant sous la responsabilité de l'Agence publique d'exploration spatiale japonaise (Jaxa).



