WASHINGTON (AFP) - L'explosion cosmique la plus lointaine jamais observée ouvre une nouvelle fenêtre sur l'enfance de notre univers et la formation des étoiles, ont estimé lundi des astrophysiciens américains.
Le satellite américain Swift et des équipes d'astronomes italiens et japonais ont avec des téléscopes terrestres pu détecter et mesurer le 4 septembre cette giganteste déflagration qui a produit un jaillissement de rayons gamma, ont annoncé la Nasa et des astrophysiciens américains.
WASHINGTON (AFP) - La sonde spatiale Swift et des télescopes terrestres ont détecté début septembre l'explosion cosmique la plus lointaine jamais observée dans l'univers, a annoncé lundi la Nasa, l'agence spatiale américaine.
Que ceux qui avaient été choqués par cette intrusion de la violence dans l'astronomie se rassurent. La comète Tempel 1 n'a pas souffert longtemps des effets de sa collision avec le boulet de cuivre que lui a adressé la sonde américaine Deep Impact, le 4 juillet. Ni l'enthousiasme des populations terriennes (un milliard de connexions ont été enregistrées par le site web de la NASA lors de l'événement) ni la curiosité des scientifiques, qui l'ont observée sans relâche avec toutes sortes d'instruments, ne l'ont empêchée de se rendormir rapidement. Dès le 9 juillet, Tempel 1 était redevenu ce corps céleste un peu amorphe, tel qu'il a traversé le système solaire, sans attirer l'attention, depuis des centaines de millions d'années.
Deux observatoires spatiaux ont surpris un pulsar, une étoile à neutrons tournant très vite sur elle-même, en plein délit de cannibalisme. Ce pulsar dévore le gaz de son compagnon et en profite pour maintenir son rythme accéléré. L’objet dont il est ici question, le pulsar IGR J00291+5934, tourne sur lui-même en 1,67 milliseconde, contre quelques secondes pour la plupart des pulsars.
La Terre possèderait bien un cœur à deux vitesses : le noyau interne solide tournerait plus vite que le noyau externe liquide qui l’entoure. Emise il y a neuf ans par deux sismologues, Paul Richards et Xiaodong Song, l’hypothèse a été très discutée et très controversée. Alliés à deux autres chercheurs, ils reviennent aujourd’hui avec une démonstration, publiée dans la revue Science, qui devrait convaincre de nombreux sceptiques.

