Sous la querelle du niveau, la quête de sens
- Plus que la baise du niveau, c’est la perte des repères et du sens de l’enseignement qui inquiète.
- Ce n’est pourtant pas un débat récent.
- L’alerte vient parfois des personnes qui ont mis en place les plus importantes réformes.
- La question du niveau est parfois jugée mal posée.
- Il ne faut pas non plus être dans le « c’était mieux avant » ni dans le « tout va bien ».
- Le socle commun est créé pour restructurer le milieu scolaire.
« S’ouvrir à l’immense domaine de l’être humain »
Interview de Tzetan Todorov
- L’enseignement du français et la filière L par extension va sensiblement moins bien qu’il y a une génération.
- Seulement 11% des élèves choisissent cette filière.
- L’objectif de l’école est de former des citoyens à part entière : c’est ce qu’on appelle l’éducation.
- Les études littéraires ne servent pas « à rien ».
- Elles nous préparent à la compréhension du monde humain.
- Il faut recibler les études littéraires afin que l’on comprenne vraiment leur utilité.
- On lit pour trouver un éclairage sur sa propre existence et l’école a tendance à l’oublier.
- Le problème est qu’on enseigne plus les études littéraires que la littérature.
- La forme l’aurait emporté sur le fond.
- S’ouvrir à la littérature, c’est s’ouvrir à l’être humain.
- On doit étudier ensemble le fond et la forme.
- On devrait commencé à lire très tôt les classiques de la littérature.
- Comment inciter les gens à la lecture ?
- C’est aux professeurs de trouver les moyens pour que les élèves entrent dans la lecture.
L’analyse de texte ne doit pas tuer les textes
- La dictée n’est pas la seule façon de juger de l’orthographe des élèves.
- Les élèves progressent dans le domaine de l’analyse critique, de la compréhension mais régressent dans la connaissance des codes.
- Le niveau ne baisse pas, il change.
- L’orthographe s’acquiert aussi par le sens.
- L’orthographe la plus importante est celle qui touche au sens des phrases.
- Il faut porter une plus grande attention aux règles de grammaire.
- Cette grammaire doit être orientée vers le sens.
- Le problème ne réside pas dans la méthode utilisée, mais dans la perception de l’écrit qu’ont les élèves.
- Ce n’est pas en restaurant les sanctions que l’on va remettre au goût du jour le sens de l’effort.
- La section Littéraire est désertée car les élèves angoissent pour leur avenir. En Littéraire, il y a moins de débouchés.
- Il ne faut pas s’appuyer trop sur les outils d’analyse car il y a des risques de briser le goût pour la lecture.
Lecture : les parents préfèrent le b a – ba
- L’apprentissage de la lecture est devenu une affaire de spécialistes.
- Certains parents sont perdus dans les différentes méthodes de lecture utilisées.
- Cette incompréhension se transforme en angoisse quand l’enfant rencontre des difficultés d’apprentissage.
- Il faut commencer à donner aux enfants ce qui est nécessaire, c’est-à-dire le code.
- La syllabique n’est pas non plus exempte de défauts.
« Un sentiment d’infirmité chronologique évident »
Interview de Alain Corbin
- Les étudiants en université ont des difficultés avec la chronologie historique.
- Il y a une perte de repères qui ne touche pas seulement l’histoire, elle touche également le français, la philosophie.
- Volonté de stopper le flou chronologique et de retrouver des repères.
- Il faut que les élèves puissent cibler les époques.
- Il ne faut pas négliger les exercices de mémoire.
Un enseignement sans histoire ?
- On a tendance à faire de grands sauts historiques et les élèves sont perdus.
- Il faut que l’enseignement est du sens.
- Les programmes n’ont pourtant pas tellement changé depuis 1930.
- Apprendre par cœur pourrait être une solution.
- Il faudrait mettre en place une culture historique commune.
« Il est urgent de redresser la barre »
Interview de Jean-Pierre Demailly
- Les élèves ont de réelles difficultés en sciences.
- Il faudrait enseigner les 4 opérations dès le CP.
- Rajout de l’observation aux fondamentaux lire, écrire compter.
- A l’école primaire, les objectifs seraient de mesurer, peser, évaluer des aires et des volumes grâce à des quadrillages.
- Il faudrait que les programmes soient conçus à la fois par des enseignants sur le terrain et les scientifiques.
- Le redoublement n’est pas forcément mauvais dans le sens où il permet à l’élève de prendre le temps dont il a besoin.
- Il faut réhabilité le raisonnement en mathématiques.
- Il faut que le niveau d’exigence soit élevé.
- Les voies techniques doivent être valorisées.
- Pour que l’élève se retrouve dans les enseignements, il faut diversifier les filières pour approfondir les matières principales.
- Les allégements des programmes ont accru les difficultés des élèves.
- Au collège, les élèves devraient pouvoir maîtriser les bases du raisonnement, du calcul numérique et algébrique, de géométrie plane…
- Les enfants doivent pouvoir trouver par eux-mêmes.
L’attraction de l’abstraction
- Il faut toujours travailler le calcul.
- Il vaut mieux que les lycéens en sachent moins mais le sachent mieux.
- Il faut qu’ils comprennent ce qu’ils apprennent.
Les sciences physiques en résistance
- Les professeurs notent que les élèves sont peu enclin à l’effort. Cela viendrait du phénomène de zapping qui caractérise ces dernières années.
- Les élèves ont un épreuve pratique au bac.
- Les professeurs manquent de temps pour tout mener à bien.
- C’est à l’université que l’on note la désaffection des sciences par les étudiants.
La biologie a le vent en poupe
- La SVT connaît un essor notable.
- Il y a eu une évolution dans les enseignements.
- Le nombre de classe où il y a un enseignement scientifique est en augmentation.
- Aujourd’hui, la biologie est une science d’expérimentation, de compréhension.
- On note une complexification des programmes.
- Pourtant, les connaissances restent incomplètes et superficielles, malgré une progression dans tout ce qui est compréhension.
- Les futurs enseignants sont très mal préparés pour enseigner des savoirs complexes.
- Tout ce qui concerne le développement durable mais en avant la SVT, même chose en ce qui concerne l’éducation à la santé.