On a défini la dyslexie pour la première fois en 1896. La dyslexie est due à des dysfonctionnements cérébraux. La psychologie n’est donc pas la cause de cet handicap.
La dyslexie conduit à des difficultés de l’apprentissage de la lecture et de l’écriture.
C’est un trouble durable, développemental et qui peut être transmis.
Il existe plusieurs formes de dyslexie.
Cela arrive à des enfants doués sans troubles auditifs, visuels. Ils ont été scolarisés régulièrement. C’est inattendu. L’enfant en arrivant en CP ne peut pas apprendre à lire.
2à3 élèves sur 30 sont dyslexiques. Sur ces derniers, seulement 0,5% de ces enfants ont une dyslexie profonde. Si ça n’est pas traité, cela peut conduire à une alexie : ils ne pourront pas lire à l’âge adulte. En 6ème, 14% des élèves ne maîtrisent pas la lecture. 350 mille français ne maîtrisent pas la lecture à l’âge adulte.
C’est un problème de santé publique. La dyslexie est reconnue comme handicap. L’Education Nationale ne dispose pas de postes d’orthophonistes statutaires. L’enseignement sur la dyslexie est très sommaire.
Il a fallu attendre 1982 en France pour qu’il y ait des associations de parents qui s’interrogent sur ce qu’est la dyslexie.
Les origines de la dyslexie :
- Pas socio-économique : Einstein, Gates, Rodin étaient dyslexiques. Or, ils étaient intellectuellement stimulés.
- Pas pédagogiques : les méthodes syllabique et globale se complètent. Il faut les deux. Ca n’a rien à voir avec l’origine de la dyslexie.
Il faut que la dyslexie soit détectée tôt : cela peut conduire à une névrose d’échecs. Mais l’origine de la dyslexie n’est pas psychologique.
Actuellement, on pense à des théories génétiques. On trouve beaucoup de dyslexiques dans les mêmes familles. La population mâle est majoritairement concernée. Dans toutes les langues et dans toutes les zones du monde, il y a des dyslexiques.
Il n’y a pas de lésions à l’IRM.
Cela concerne la zone occipito-temporale gauche (ZOTG).
Dans les autopsies, on a retrouvé des lésions fines du cortex cérébral. Il y avait un déficit de cellules dans la ZOTG. Il y avait des amas dans d’autres zones du cerveau. Il y a une asymétrie du plénum temporale. Il y a une atrophie des corps genouillés qui relient les voies auditives et visuelles.
Actuellement, on s’interroge sur le rôle possible des neuromédiateurs.
On peut les détecter grâce à un IRM fonctionnel.
Pour lire et écrire on a besoin de :
- langage : vocabulaire riche et disponible, manipulation de la lange
- fonctions cognitives : mémoire à court terme – de travail et à long terme
Il faut un écart de 18 mois entre l’âge d’apprentissage et l’âge du sujet.
· attention
· apprentissage : il faut une scolarisation régulière
· séquences et procédures
· orientation spatio-temporelle
· latéralisation
· motricité
· coordination et dextérité
· schéma corporel
Compétences : conceptuelles, affectives, culturelles, sociales.
Dysphasie : problème dans le langage oral, on compense avec le langage écrit.
La dyslexie est différente du retard d’acquisition. Dans l’Education Nationale, il y a peu de RASED.
Pour aller voir un orthophoniste il faut d’abord passer par son médecin traitant.
http://www.orthophonistes.fr/
Signes d’alerte en maternelle
Au sein de la classe, il est possible de comparer les compétences de tous les enfants. Toutes les activités préconisées par les nouveaux programmes permettent de développer les compétences nécessaires à la lecture.
Si un doute apparaît sur les compétences d’un enfant dans l’un des domaines suivants, il convient d’en alerter la famille, afin de consulter rapidement les professionnels concernés.
Parole : si entre 4 et 5 ans, l’enfant ne prononce pas certains sons qui composent un mot, ne les prononce pas dans le bon ordre, prononce des sons en trop…
Ces particularités signent un trouble des capacités de discrimination auditive. Les mots ne sont pas mémorisés dans une bonne forme sonore : l’enfant risque de ne pas les reconnaître dans la lecture et de commettre des erreurs dans leur écriture.
Langage : à 4 ans, les phrases produites par l’enfant ne sont pas correctes, il manque des mots. Le vocabulaire employé est imprécis ou ne vient pas facilement.
Face à une consigne lui demandant de répondre par oral ou par écrit, ou devant un texte, l’enfant doit comprendre suffisamment de vocabulaire et de structures de phrases pour saisir le sens du message.
Graphisme : les dessins et le coloriage montre des difficultés de réalisation de gestes fins avec la main. Les traits s’orientent mal sur l’espace-feuille. L’enfant n’est pas satisfait du résultat.
Conscience phonologique : A 5-6 ans, l’enfant ne parvient pas à découper les mots en syllabes, à supprimer la première ou la dernière syllabe d’un mot, à déterminer si deux mots commencent ou non par la même syllabe, à retrouver parmi plusieurs mots qui riment. Il s’agit d’un défaut de traitement de la parole, qui va gêner considérablement l’entrée dans l’écrit, car l’apprentissage de la lecture-écriture nécessite un traitement plus précis encore qu’au niveau de la syllabe.
Mémoire auditive : l’enfant mémorise avec difficulté les comptines et les poésies de la classe. Il se souvient difficilement du nom des personnages d’un conte.
Mémoire et discrimination visuelle : a 5 ans, l’enfant ne parvient toujours pas à écrire son prénom avec ou sans modèle. Il entoure systématiquement des formes qui se ressemblent, mais qui sont orientées différemment.
Psychomotricité : l’enfant apparaît maladroit, il coordonne difficilement ses gestes, a des difficultés dans les activités manuelles.
Organisation dans le temps et dans l’espace : l’enfant a des difficultés à se situer dans le temps social (hier-demain…) et s’oriente difficilement dans l’espace.
(c) 2008 Moggy