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Un tiers des étudiants français seraient dépressifs

écrit le Mercredi 20 juin 2007 à 23:01:30
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Plus de trois étudiants sur dix déclarent souffrir de stress et se sentir déprimés. C'est ce qui ressort d'une enquête publiée hier par l'Uni­on nationale des Mutuelles étudiantes régionales (USEM), et réalisée au premier trimestre 2007.

Selon ce travail effectué auprès de 14 000 étudiants, ces derniers s'estiment massivement (93,5%) en bonne santé. Même si ce chiffre s'inscrit en en baisse par rapport aux 96% qui ressortaient de l'enquête 2005, il semble donc traduire une bonne santé générale. Il cacherait cependant le mal-être de plus de trois étudiants sur dix.

Quelque 36,2% d'entre eux en effet – et plus particulièrement parmi la population féminine - déclarent éprouver des difficultés à gérer leur stress. Et 31,3% se sentent déprimés « pendant plus de deux semaines au cours de l'année ». Plus inquiétant, près d'un étudiant sur dix indique avoir eu des pensées suicidaires au cours de l'année passée, et consommer « parfois ou souvent » des tranquillisants ou des antidépresseurs. Des troubles du sommeil sont également rapportés par 20% des sujets interrogés.

Cette souffrance psychique aurait trois origines principales : solitude, stress et crainte de l'avenir, dont plus d'un étudiant sur dix aurait une perception négative. Résultat, les comportements à risque ne sont pas rares. Trois étudiants sur dix fument régulièrement du tabac avec en première ligne une fois encore, les femmes. En revanche parmi les 10% d'étudiants qui déclarent consommer « beaucoup » d'alcool, on retrouve particulièrement des hommes.

L'enquête révèle par ailleurs une consommation plus ou moins excessive de cannabis et de ses dérivés. Près de 16% des hommes déclarent en consommer, contre 9,3% des femmes. Quant aux drogues dites « dures » - ecstasy, cocaïne et héroïne -, elles n'ont pas la cote dans les universités. Moins de 3% des étudiants en consommeraient. Enfin, et cela peut paraître paradoxal, un étudiant sur quatre seulement connaîtrait l'existence de la Médecine préventive universitaire et 6,7%, celle du Bureau d'Aide psychologique universitaire.

Source : Uni­on nationale des Mutuelles Etudiantes Régionales, 19 juin 2007

 

  

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